Origine possible et histoire de Saint Etienne sous Bailleul, aucune phrase de ce libellé ne peut suffire de preuves evidentes et foi d'authenticité.
Saint Etienne s'appelait Canteloup (champ du loup) qui fut très longtemps le nom de ce petit village niché au niveau du versant droit de la petite rivière Saint Ouen. Les fiefs et les dependances avaient autrefois leurs seigneurs et leurs maitres respectifs. Parmi ceux ci, on peut remarquer que ce fut sans doute Alice la CAGNARDE la plus importante et qui regnait sur CANTELOUP au XV e siècle.
Canteloup dut connaitre une vive effervescence au temps ou les rivalités existaient entre les rois de France et les Ducs de Normandie. C'est à cette époque que le chateau du Goulet appelé par certains, Chateau Neuf (plus connu par les habitants de région sous le nom de Guéton ou Guléton) était ravitaillé par les fermes de Launay Cagnard, de Brosville et de Clémont en nourriture et bois de chauffage, puisqu'il abritait une garnison de 200 hommes environ (y compris les gens qui assuraient la surveillance dans les forteresses implantées sur les bords de Seine au Goulet ou lie aux boeufs.
C'est de Guéton que partit la princesse castillane Blanche deCastille pour épouser Louis VIII fils de Philippe Auguste futur père de Saint Louis à Port Mort enterré en Normandie. Et pourquoi? Tout simplement parceque le royaume de France était frappé d'interdit par le pape Celestin III. C'est sans doute la raison pour laquelle la grande colline blanche située à l'entrée du Goulet s'appelle la cote CATILLON.
Mais cela n'est que voisinage de Canteloup, c'est le duc Richard qui fit don du village et de ses dépendances à l'abbaye de Jumièges ainsi que l'église de St Etienne.On ne sait quelle époque st Etienne remplaça Canteloup.
On pense que le Seigneur de L'AUNAY CAGNARD ne pouvant se défendre des attaques des brigands et des pillards qui sévissaient dans les alentours demanda la protection de ses voisins de Bailleul (DROGON, le chevalier Guillard, ou Robert la famille, qui possedait fief et en baronnie de la Grace, à moins que ce ne fut pour aider les gens de Saint Etienne et de défraichir les terres afin de pouvoir les exploiter en récoltes de céréales ou de vignes dont le vin était très apprécié.
Saint Etienne, à part ses vignes et ses champs de culture, possédait une briquetterie, un moulin à grains, un four à chaux et une église située eau de la Garenne dont il ne reste qu'un seul vestige : la cloche qui fut refondue et qui orne aujourd'hui le fronton de la mairie.
Les guerres ont laissé aussi des traces de leur passage, ce n'est que mauvais souvenir et nous ne les citerons pas tous. Un est resté inscrit dans les archives de la guerre de 1870. Le 10 décembre 1870, les soldats Prussiens déployés sur les cotes de Saint Etienne, descendent dans le village, en emmenant les hommes jeunes, se rendant à la Grace...
ou ils tuent un homme et en prennent d'autres.
Tous rassemblés à la croix de l'orme, ils sont attachés à la queue des chevaux des soldats et emmenés vers Beauvais pour ensuite être dirigés vers la Prusse.
Les femmes de nos deux villages les suivirent à pied jusqu'a Vernon en implorant l'officier prussien de les libérer, mais en vain... jamais on ne revit ces malheureux.
Tout ceci n'est qu'un résumé panaché et non présenté dans l'ordre chronologique de l'histoire de notre commune. Il faudrait, pour confrontations et complément de documentation, puiser dans les archives de la commune qui se trouvent aux archives de Rouen et Evreux.
Dans les années passées, des historiens ont en effet consacré plusieurs ouvrages sur nos communes.
A suivre.....................